Mis en ligne par
Ignace de Witte
le 20 avril 2021
Elle dispose au total de 300 chevaux et 520 Nm de couple, grâce à trois moteurs: un 1.6 turbo essence de 200 ch à l’avant, un 1er moteur électrique de 110 ch placé dans la boîte de vitesses et un 2e moteur électrique de 112 ch sur l’essieu arrière.
La DS historique était redoutable sur la route car elle n’accélérait pas très fort mais compensait largement par sa tenue de route diabolique qui lui permettait de tenir des moyennes élevées. La DS 7 hybride bénéficie de toutes les technologies actuelles pour partir comme un boulet de canon quand le feu passe au vert: 4 roues motrices, boîte automatique intelligente à 8 rapports et anti-patinage lui permettant de passer de 0 à 100 en 5,8 secondes. Elle peut aussi effectuer de long trajet à des vitesses bien plus élevées que celles indiquées sur les panneaux: v-max de 235 km/h!
Cette version hybride 4x4 est plus lourde de 400 kg que la version thermique (DS 7 diesel Blue HDi), en raison de la batterie (135 kg) du moteur électrique avant (80 kg), du moteur électrique arrière (60 kg) et des boitiers électroniques. Mais le jeu en vaut la chandelle: 5,8 sec le 0 à 100 (contre 10,8 sec pour la version Blue HDi). Question prestations dynamiques, la DS 7 hybride n’a pas peur d’être comparée à une Audi Q5, BMW X3, Mercedes GLC ou Land-Rover Evoque.
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La ligne extérieure de la DS 7 est celle d’un SUV, autrement dit un break un peu surélevé. Ce type de carrosserie offre beaucoup de place pour les passagers et leurs bagages, ce qui permet de placer une batterie de 13,2 kWh sous la banquette arrière et le 2e moteur électrique sur l’essieu arrière sans que cela se remarque. Le coffre conserve en effet la même capacité que la version thermique (330 litres sous la tablette), seul l’espace en dessous pour la roue de secours est supprimé et le réservoir d’essence voit également sa capacité réduite de 62 à 43 litres.
Deux mots à propos de cette «ambiance Rivoli». Cette rue de Paris est mondialement connue pour les boutiques de luxe situées sous ses arcades et «le baiser de l’Hôtel de Ville» du photographe Robert Doisneau , qui montre un homme et une femme qui s’embrassent au milieu des passants, devant la terrasse d’un café de la rue de Rivoli, en 1950. Ce nom symbolise donc parfaitement l’objectif de DS pour la DS 7: produire une voiture qui évoque Paris, le luxe et la passion.
Et le moins que l’on puisse dire c’est que les stylistes de chez DS n’ont pas ménagé leurs efforts pour que la DS 7 soit la voiture la plus luxueuse de toute la production française, jusque dans les moindre détails, comme cette magnifique montre BRM au milieu du tableau de bord, qui s’escamote comme la «flying lady» de Rolls Royce lorsqu’on coupe le contact (pour ne pas attirer la convoîtise).
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La DS7 hybride partage son excellent bloc propulseur de 300 ch avec deux autres productions du groupe PSA (Peugeot 3008 Hybrid 4 et Opel Grandland X Hybrid 4) mais son niveau de finition fait la différence: c’est bien la DS 7 qui incarne le haut de gamme premium au sein du groupe PSA.
Conformément à la législation française sur les hybrides rechargeables, la DS 7 roule +50 km selon la norme WLTP en mode 100% électrique (ce qui est supérieur au trajet quotidien de nombreux utilisateurs). Et, si on roule calmement, on peut rouler jusqu’à 135 km/h en mode full electric. En théorie, et si on a bien rechargé la batterie toute la nuit, on ne devrait donc entendre le moteur thermique que sur les grands parcours, quand on a besoin d’une forte acélération en ville ou en sortie d’épingle sur les petites routes des hauts.
Mais nous sommes tous des gens pressés et la voiture est une invitation à rouler. Dans la vie réelle, le moteur thermique est donc assez souvent sollicité, ne serait-ce que pour recharger la batterie. Les 50 km d’autonomie selon la norme WLTP correspondent à une trentaine de km dans la vie réelle, surtout si on a activé le mode «e-save», qui force la recharge de la batterie par le moteur, pour disposer d’une réserve d’autonomie et rouler en mode full electric le moment choisi. Le bilan reste quand même largement positif, comme le confirme la consommation de carburant qui est vraiment très très faible si on effectue un trajet quotidien entre 30 et 40 km et que l’on recharge la nuit.
DS 7 hybride 300 | |
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Longueur | 4573 mm |
Largeur | 1906 mm |
Hauteur | 1625 mm |
Empattement | 2738 mm |
Réservoir | 43 l |
Porte à faux avant | 925 mm |
Porte à faux arrière | 910 mm |
Voie avant | 1621 mm |
Voie arrière | 1598 mm |
Garde au sol | 190 mm |
Poids à vide | 1 825 kg |
PTAC | 2 400 kg |
PTRA | 3 600 kg |
Charge utile | 575 kg |
Moteur thermique | |
type | 1.6 THP 16v |
Architecture | 4 en ligne |
Disposition | Transversale Avant |
Alimentation | Turbo |
Injection | Injection directe |
Cylindrée | 1 598 cm3 |
Nombre de soupapes | 16 |
Puissance | 200 ch / 147 kW |
Au régime de | 5 500 tr/min |
Couple maxi | 300 Nm |
Au régime de | 3 000 tr/min |
Puissance fiscale | 9 CV |
Emission de CO2 | 30 g/km |
Moteurs électriques | |
Avant | 81 kW (110 ch) |
Arrière | 83 kW (112 ch) |
Batterie | 13,2 kWh Lithium-ion (Li-Ion) |
Performances | |
Puissance totale | 300 ch |
Couple total | 520 Nm |
0-100 km/h | 5,8 sec |
v-max | 235 km/h |
En résumé: cette DS 7 hybride nous a tellement convaincu par ses qualités dynamiques et son niveau de luxe et de confort que nous ne doutons pas un seul instant que si on produisait un remake de «La Sirène du Mississipi» le film de François Truffaut (le seul long métrage jamais tourné à La Réunion, avec Catherine Deneuve et Jean-Paul Belmondo), le héros du film habiterait aujourd’hui toujours la belle «Villa Belair» mais roulerait en DS 7 hybride !
Relire ici la présentation statique de la DS 7 en novembre 2018