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Ignace de Witte le 4 novembre 2014
Cette S1 est une véritable petite bête de rallye qui explose les chronos dès que la route est sinueuse. Mais la tigresse sait se transformer en petit chaton à la demande. En tous cas, la S1 donne une image plus jeune à la marque Audi.
L’Audi A1 a toujours eu beaucoup de succès auprès des femmes. Pour booster les ventes auprès de la gente masculine, Audi a sorti en 2012 une A1 Quattro, un engin diabolique conçu sur une base simple : faire entrer un moteur d’Audi S3 et la transmission Quattro qui va avec dans une Audi A1 trois portes.
Le résultat était évidemment à la hauteur des espérances mais complètement invendable. Était-ce d’ailleurs le but recherché ou bien Audi a fait avec son A1 Quattro un simple coup de com ? En tous cas, cette Audi S1 est plus raisonnable, techniquement et esthétiquement, mais offre quand même des performances hors du commun.
Bon, pour les passagers, c’est peut-être un peu éprouvant, non pas que le confort de la S1 soit mauvais ou que les sièges ne maintiennent pas assez, non, mais les lois de la physique étant ce qu’elles sont, il faut avouer que la S1 en conduite rapide, c’est rapide, efficace mais pas de tout repos quand même !
Le moteur 2.0 TFSI hautes performances à quatre cylindres (emprunté à la nouvelle Golf GTI) développe une puissance de 231 ch (à peine 25 chevaux de moins que la monstrueuse A1 Quattro) et un couple de jusqu’à 370 Nm de couple.
Photos © vroum.info
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C’est un moteur à chaîne (pas de courroie de distribution à changer). Il permet d’effectuer le 0 à 100 km/h en 5,8 secondes. Heureusement, miracle de la technologie embarquée, la S1 peut mordre et rugir si on enlève la muselière mais elle peut aussi montrer patte de velours et se faufiler en ville avec la souplesse d’un chat si on a choisi de la conduire en laisse.
La S1 dispose pour cela du «drive select», un petit bouton magique qui gère l’injection mais aussi la suspension (pilotée), la direction (à assistance électrique), etc. et qui permet d’avoir une voiture offrant plusieurs personnalités, de «dynamic» (réglages sport) à «Efficiency» (économie de carburant), en passant par «confort». Cette Audi là réussit donc à séduire les femmes, par son look très classe, et les hommes, par son caractère volcanique à la demande.
On notera que, pour en rajouter, en mode «dynamic», la S1 dispose d’un amplificateur de son au niveau de l’échappement ! 231 chevaux, ce n’est pas rien, c’est même une puissance énorme compte tenu du poids de la voiture: à peine 1340 kg. Les quatre sorties d’échappement ne sont pas là pour amuser la galerie.
Mais ce n’est pas tant la valeur absolue qui compte que le fait de pouvoir réellement exploiter cette puissance, grâce à la transmission Quattro (de marque Haldex en fait), une boîte manuelle à 6 rapports, un châssis performant, un freinage à la hauteur et une bonne répartition des masses : 60 % à l’avant et 40 % à l’arrière, grâce notamment à la batterie qui est placée dans le coffre.
La S1 est parfaitement homogène et fait tout bien, accélérer, freiner, tourner, à un rythme élevé. La vitesse max est bridée à 250 km/h, une vitesse que seuls ceux qui ont accès à un circuit automobile (il y en a plein en métropole et dans toute l’Europe) pourront vérifier, mais ce n’est pas le but du jeu S1.
Le jeu proposé ici par Audi consiste surtout à bien s’amuser dans les enchaînements de petits virages et savoir se montrer confortable et reposante pour quatre passagers une fois revenue en ville et que l’on a enclenché le mode «efficiency». Et à ce jeu là, la S1 n’a pas beaucoup de concurrentes (Mini JCW, DS3 Racing, Polo R WRC, Clio RS, 208 GTI), mais qui sont toutes des deux roues motrices.
La S1 est disponible en trois portes mais également en 5 portes (Sportback), mais pour ça, malheureusement, vous devrez vous décider à la commande et vous en tenir à votre choix car ce n’est hélas pas géré par le «drive select»!