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Ignace de Witte le 1er novembre 2017
L’Alfa Romeo 4C est véritablement une «baby Ferrari», parce qu’elle appartient au même groupe italien Fiat et parce
qu’elle reprend de sa grande sœur certaines caractéristiques techniques, comme le moteur placé en position centrale arrière, ce qui, combiné
avec son poids plume, lui donne une agilité de félin comme quelques tours de circuit nous l’ont confirmé.
Ses seules rivales sont la future Alpine A110, la Porsche Cayman et la Lotus Exige.
Nous vous avons présenté la 4C lors de son lancement et nous ne reviendrons pas sur ses caractéristiques principales, sauf pour rappeler qu’elle est toujours aussi belle à regarder, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, avec le carbone du châssis omniprésent dans l’habitacle. Sa ligne rappelle la Ferrari 458, en miniature (3m99 de long, 1m86 de large et 1m18 de haut).
S’installer à bord ne présente toutefois aucune difficulté, même pour votre serviteur d’1m87.
La clim et la radio sont en option, non pas pour diminuer le prix de base, car ces options sont gratuites, mais pour baisser le poids de 21 kg et afficher 895 kg à sec sur la balance. Le rapport poids/puissance est ainsi de 3,5 kg/cheval avec le 4 cylindres de 1.742cc de la Giulietta Quadrifoglio Verde qui développe 240 chevaux. Le bloc moteur de la 4C est en aluminium, ce qui permet de gagner encore 22 kg.
Le circuit de Sainte-Anne est un bon terrain de jeu pour cette berlinette, et une fois qu’on a trouvé ses repères, notamment pour le freinage, on s’amuse comme un petit fou. En effet, il n’y a pas d’assistance au freinage. La légèreté de la voiture peut également surprendre ceux qui sont plus habitués à, par exemple, une BMW M3.
Photos © vroum.info
(Cliquez sur les photos pour les agrandir)
La première partie du circuit Félix Guichard de Sainte-Anne est une longue ligne droite, en descente, suivie d’une chicane, pour aborder à vitesse raisonnable le virage du bas, avant d’entamer la remontée, etc. Avec Félix Guichard en personne dans le baquet de droite (il est moniteur de conduite sportive), pour nous indiquer la meilleure trajectoire, tout va très vite, avec l’impression quand même un peu inquiétante au début de survoler la piste.
En fait, c’est simplement parce que nous ne sommes pas habitués à tant de légèreté (et aussi parce que les directions sans aucune assistance deviennent rares)! L’inquiétude disparaît au fur et à mesure que l’on se rend compte que la voiture reste en toute circonstance scotchée à la piste. Avec l’habitude, cela doit devenir, je pense, addictif et on doit avoir du mal à rouler ensuite avec une voiture plus lourde!
En tout cas, la dernière fois que nous nous sommes autant amusés sur ce circuit, c’était avec la
Porsche Cayman S, une bonne référence !
Le 0 à 100 est expédié en 4,5 secondes avec le «launch control» intégré à la boîte de vitesses automatique.
Follement amusante sur circuit, la 4C n’en demeure pas moins parfaitement utilisable au quotidien, son heureux propriétaire n’aura même pas l’impression
de faire des sacrifices, car la voiture est attachante et on lui pardonne d’avance ses petits défauts (visibilité arrière, capacité du coffre,
stricte 2 places).
Si on se prend à rêver de la même avec un 3 litres V6, le moteur emblématique d’Alfa Romeo, qui rentrerait facilement, quitte à abandonner le coffre arrière, on se console en voyant que le 4 cylindres de 1,8 litre a un appétit d’oiseau et qu’il n’est frappé que de 2.200 € de malus!
Nous donnerons le mot de la fin au patron du groupe FCA (Fiat Chrysler Automobile), Sergio Marchionne: «La vie est trop courte pour ne pas conduire une Italienne»!